Pourquoi?

septembre 18, 2011

No Factory

Filed under: tout ou rien — marcos @ 7:14

D’autres parleraient de “design industriel”, mais Nikolaj Andersen, propriétaire de cette intéressante affaire, colle plus aux faits : « Il s’agit de “mobilier de métier” restauré, des choses que l’on fabriquait dans les années 20, 30 et 50, et que l’on trouvait dans des lieux professionnels publics ou privés, manufactures, bureaux, écoles, hôpitaux, garages… Ces pièces étaient dessinées pour leur fonctionnalité et leur durabilité plus que pour leur esthétique, et c’est ce qui fait leur force aujourd’hui : elles sont très solides, et demeurent en parfait état. » Une certaine patine, un design façon industriel, donc, une petite restauration, et hop, les voilà joyaux de déco, prisés depuis quelques années par le grand public comme par les pros (architectes, décorateurs d’intérieurs, et aussi hôtels et restaurants), qu’il ou d’accessoires d’ornement. Nikolaj, qui s’est reconverti il y a dix ans dans le monde séduisant du mobilier vintage, chinait depuis toujours. Du coup, il a son réseau de fournisseurs, et connaît les bonnes brocantes. Et depuis trois ans qu’il a ouvert boutique, en plus de vendre, il restaure, dans un atelier au soussol. Il propose même ses propres créations, comme des tables multifonctionnelles composées de tréteaux en métal sombre, très élégants, qu’il « dessine et fait usiner ». Il évoque une mystérieuse prochaine création à partir « d’un élément du métro connu de tous ». Tous ses trésors, chinés ou maison, s’entassent aussi dans un autre atelier- stock, mais la crème est ici, dans ce « showroom-atelier ». Par exemple, des lampes de bureau JLD, Jumo ou Mazda, de 100 à 250 euros, des casiers administratifs rénovés de 150 à 400 euros selon le modèle et la taille, et qu’il peut assembler sur mesure à la demande, de grosses horloges d’usine en bon état de fonctionnement, comme une Lepeaute à 150 euros, qui a vécu sa vie dans le métro… Et aussi des chaises Tolix anciennes, rénovées là encore, à 400 euros les quatre, et puis des vieilles affiches de déco Nathan (30 euros), des cartes historiques scolaires à 80 euros, des enseignes en tôle émaillée de 100 à 200 euros, plus cher si elles sont lumineuses… On peut même louer les objets. Les restaurations sont discrètes, faites d’une main respectueuse de l’esprit d’origine. A l’image du lieu, un peu brut, attirant car il respire une certaine authenticité.

2, rue de l’Hôpital Saint-Louis, 10e. M° Colonel Fabien ou Jacques Bonsergent. Tél. : 06 09 64 75 99. contact@nofactory.fr. Vente et location, ouvert du mardi au dimanche de 14 h à 19 h. Site internet (pas de vente) : www.nofactory.fr.

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