Pourquoi?

avril 26, 2011

Mariage royal de William et Kate

Filed under: blogs — marcos @ 3:59

Vendredi, c’est le grand jour ! Le mariage royal de William et Kate va être suivi en direct par des milliards de Terriens passionnés ou simplement curieux. Nous nous sommes penchés sur ce phénomène qui en dit long sur notre besoin et notre envie de rêver en ces temps difficiles.

Le mariage de William et Kate

Le compte à rebours a démarré. A la fin de la semaine va avoir lieu le mariage le plus médiatisé depuis que la monarchie anglaise existe, c’est dire. Bien sûr, les médias traditionnels y sont pour quelque chose, mais l’internet a changé la donne. Entre les paris en ligne, l’application dédiée sur Facebook intitulée Royal Wedding Predictor où vous pouvez poster vos spéculations sur le déroulement du mariage, et surtout la cérémonie qui va être retransmise en direct sur YouTube via The Royal Channel, le buzz est immense. Nous mêmes relayons l’événement mondain. Pas parce qu’il faut absolument en parler, mais parce que l’ampleur de cette saga romantico-royale nous a amusés et nous a donné envie d’analyser le phénomène. Si, en 1981, ce ne sont pas moins de 600 millions de téléspectateurs du monde entier qui ont suivi le mariage du prince Charles avec Lady Di, en 2011, ce sont deux milliards de personnes qui vont être captivées par les noces de leur fils aîné. Après Charles et Diana, voici donc le temps de William and Kate. Trente ans pile sont passés, et les parallèles avec la charismatique et combien regrettée Lady Di ne font que commencer pour mademoiselle Middleton. Le jour J, le fantôme le plus glamour de la famille royale anglaise risque bien de planer sur la cérémonie. Il suffit d’ailleurs de déambuler dans le magnifique Kensington Palace, à Londres, pour avoir le sentiment que Lady Di est encore parmi nous… Une exposition s’y tient en ce moment, à la fois ultra-loufoque dans sa mise en scène et majestueuse dans l’esprit, qui revient sur les sept princesses anglaises ayant marqué leur temps : Marie, Anne, Caroline, Charlotte, Victoria, Margaret et, bien sûr, Diana. Dans la capitale anglaise, l’effervescence est palpable. Début mars déjà, les rumeurs bruissaient quant au carrosse qui allait être sorti du Royal Mews et aux chapeaux de chez Fortnum & Mason que les filles proches de la mariée allaient arborer ; Westminster Abbey, où va être célébré le mariage, se faisait une dernière grande beauté. Où Kate va-t-elle passer sa dernière nuit de célibataire ? Quel grand styliste – anglais, of course – aura l’honneur de créer sa robe ? Ou encore, quel titre va-t-elle porter une fois passée la “ring” au doigt : princesse Kate ou princesse William, comme le voudrait la tradition ? Ah, et bien sûr, quel diadème Queen Elisabeth va-t-elle offrir à la future princesse ? Bref, des tas de questions existentielles, et zéro réponse… Mais cela n’a pas empêché les magazines du monde entier, people or not, d’en faire des pages et des pages. Quand l’actualité s’avère en outre assez peu riante, entre la catastrophe nucléaire au Japon et la guerre en Libye, voilà la seule réjouissance planétaire qui nous attend et qui va être fédératrice le temps de quelques heures ce vendredi. En un mot, place au rêve ! Pourtant, sur ce sujet, William and Kate ne semblent pas être sur la même longueur d’ondes que nous. Un rêve qui se fissure ? Les temps sont au profil bas, sans aucun doute parce que la santé économique de la Grande-Bretagne n’est pas au beau fixe et que, pour faire avaler la pilule de la note (astronomique) du mariage princier, mieux vaut ne pas trop la ramener. Car si la reine mère paie le mariage lui-même, et si on imagine que beaucoup de choses vont être offertes vu la publicité que cela va engendrer pour les différentes maisons qui y participent, ce sont les Anglais qui vont régler tous les frais liés à la sécurité du mariage. Vu tout le beau linge présent, on ne va pas lésiner sur ce point ! Les chefs d’Etat ne sont pas invités, mais les personnes les plus riches du monde, recensées par le magazine américain Forbes dont c’est la spécialité, seront de la party. Il faudra compter sur le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, classé numéro trois sur la liste des personnalités les plus puissantes de la planète, ou encore le sultan d’Oman, qui feront sans doute un beau cadeau au couple ! Côté people, il y aura bien sûr David Beckham, Paul McCartney, Mick Jagger ou encore Elton John. Et qui devrait pousser la chansonnette ? George Michael (si l’invitation lui parvient à temps), qui vient de reprendre le tube de Stevie Wonder, You and I. Why ? Because le chanteur aimait beaucoup Ladi Di. Les bénéfices du single seront reversés à l’une des oeuvres caritatives dont s’occupe le couple. Par ailleurs, à une semaine du mariage, les langues commencent à se délier un peu en coulisses. Le New York Times ironisait d’ailleurs mercredi dernier sur le fameux menu servi aux invités, avançant qu’ils ne devraient pas trop s’inquiéter sur la bienséance à table puisqu’un vrai repas ne leur sera vraisemblablement pas servi. Les 650 invités attendus à la réception du déjeuner n’auront ainsi droit qu’à des canapés et à du champagne… Souci d’économie de la part de Mum Elisabeth ? En tout cas, c’est une façon de régler un autre souci de taille, les fameux placements de table ! L’un des chefs cuisiniers de la famille royale confiait au grand quotidien américain : « C’est plus pour être vu que pour revenir d’un fantastique repas que vous êtes là. » Pour justifier cette décision pour le moins inattendue, il paraît que la capacité des cuisines de Buckingham Palace sera limitée à 150 couverts. Finalement, le rêve princier serait donc en train de se fissurer. Le faste, s’il y en a, sera réduit au strict minimum visible. Vous n’avez pas remarqué que Kate et William se donnent un mal fou pour renvoyer l’image de Monsieur-et-Madame-tout-le-monde-biensous- tous-rapports, quitte à casser un peu le rêve collectif ? Prenons l’histoire du diadème par exemple. Kate aurait demandé à porter à la place une couronne de fleurs… Elle voudrait donc nous priver de l’accessoire qui fait fantasmer toute la gent féminine ? Sans parler de ses tenues ultrasobres et classiques un brin rasoir, qui font tellement petite fille sage, quand on la verrait bien un peu plus rock, voire glam… La seule légère excentricité qu’on peut lui accorder réside dans le choix de ses chapeaux et autres bibis. On est anglaise ou on ne l’est pas ! Le grand magasin chic Fortnum & Mason a d’ailleurs inauguré il y a quelques mois un “hat corner” dédié aux marques préférées de Kate (pas Moss, hein !). Au premier regard, on pourrait penser qu’ils font un peu mémé, tous ces couvre-chefs. Et puis, en les mirant de plus près, on y voit toute l’excentricité british concentrée. Le vendeur nous a même fait le coup du gossip boy. « Vous voyez le grand, là, Kate le portait la semaine dernière ! » On écoute et on fait mine de se passionner… Au rez-de-chaussée du magasin, le rayon épicerie fine s’est aussi mis au diapason du mariage royal, version gourmande : des boîtes de thé avec les deux futures têtes couronnées, des mugs et des assiettes en porcelaine “William and Kate” ou encore des boîtes de sablés so chic… Le tout en tête de gondole bien évidemment ! Il est encore un peu trop tôt pour savoir combien va rapporter tout ce merchandising autour du mariage, mais il fait certainement partie du plan de relance du pays, et certains misent déjà sur 607 millions d’euros (source kelkoo.com). Enfin, si le couple peut paraître un poil trop lisse pour l’instant, il se veut bien de son temps. Will n’est certainement pas du genre à twitter toutes les deux minutes sur ses moindres faits et gestes, mais les amoureux ont une page Facebook dédiée au mariage où les félicitations de fans s’accumulent ; le réseau social s’est bien évidemment pris de passion pour leur histoire d’amour. C’est le mariage royal version 2.0, une grande première qu’il ne faudra pas rater… Alors tous devant vos ordinateurs, vendredi 29 à 10 heures !

février 7, 2011

Serions-nous devenus des techno-goujats ?

Filed under: blogs — marcos @ 9:06

Les smartphones sont-ils les cigarettes de notre époque, socialement parlant ? Serions-nous devenus incapables de rester concentrés sur la même chose pendant plus de deux minutes ? La technologie, c’est bien, mais elle ne doit pas nous faire oublier les bonnes manières… Certes, les téléphones portables et les problèmes afférents existent depuis un moment… Mais avec l’arrivée des smartphones pemettant d’utiliser où que l’on soit les e-mails, SMS et autres applications, on est sans doute plus accros que jamais. Aurait-on besoin d’une nouvelle “techno-étiquette”, un code de bonne conduite à l’ère du numérique ? Le problème Le phénomène “Je suis là mais virtuellement ailleurs” touche désormais tout le monde :

• Les ados qui ne prennent plus la peine d’enlever leurs oreillettes d’iPod pour écouter les autres, ou qui sont constamment scotchés sur leur console portable DS.

• Les cadres “Crackberry” qui vérifient leurs mails pendant les réunions (soit un tiers des employés nord-américains, d’après une étude de Yahoo) ; voire qui, rien qu’en posant leur smartphone sur la table de réunion, expriment très clairement qu’ils ont dix mille autres choses plus importantes à faire…

• Les mamans débordées qui ne raccrochent pas leur téléphone pour commander dans un magasin (de plus en plus d’établissements refusent de servir les clients dans ce cas).

• Les parents “iPhone addicts” qui laissent déborder le bain de leurs enfants plutôt que de rater le prochain tour de leur jeu en ligne.

• Les couples qui, en s’installant à une table de restaurant , regardent leurs smartphones au lieu de se parler, ou qui prennent leurs plats en photo pour les partager (enfin, virtuellement…) directement sur Facebook.

• Tous ceux qui se cachent derrière les SMS : d’après une étude Synovate portant sur 8 000 personnes à travers onze pays, 15 % des utilisateurs de téléphones portables s’en sont servi pour draguer quelqu’un d’autre que leur partenaire, et 12 % ont mis fin à une relation par SMS. On ne sait pas si ces deux chiffres sont liés ! Les causes Nous sommes aujourd’hui plus que jamais dans l’ère du « Je veux tout, tout de suite », et les appareils actuels nous permettent justement de l’obtenir. Au-delà de l’évidente raison technologique – internet partout égale distraction constante –, un excellent article du “Washington Post” propose deux explications plus psychologiques à notre comportement. D’abord, une bonne partie des utilisateurs d’applications de smartphones (“apps”) disent s’en servir « tout le temps » parce qu’il s’agit d’une « échappatoire drôle et divertissante », d’après une étude des consultants de Gravity Tank. Ensuite – et là réside le coeur du problème –, les psychologues confirment de façon quasiment unanime que nous préférerons toujours l’immédiateté de ce qui est nouveau à l’attrait du long terme (par exemple, les souvenirs de bons moments passés en famille). Tom Stafford, un neurologue anglais, l’exprime ainsi : « Les smartphones capitalisent sur la version la plus faible et la plus “court-termiste” de nous-mêmes, plutôt que sur la vue à long terme. » La solution Comme avec tout comportement compulsif, la solution commence par soi-même. Est-on vraiment obligé de regarder son smartphone toutes les cinq minutes ? Ratera-t-on vraiment une info essentielle ou une attention inattendue si l’on attend d’être seul avant de se ruer sur son iPhone ? Une vraie conversation ne seraitelle pas plus enrichissante ? Si la volonté ne marche pas, reste la force. Certaines entreprises commencent à interdire l’utilisation des smartphones pendant les réunions. Autre solution pour ceux qui ne supportent plus leurs voisins de bus beuglant dans leur Blackberry : pour environ 200 euros, on peut se procurer un brouilleur de signal 3G, censé couper toute communication mobile autour de soi… Enfin, comme pour tous les maux contemporains, on peut toujours se tourner vers la thérapie. Aux Etats- Unis, tout du moins… Le docteur David Greenfield, auteur du livre “Addiction virtuelle”, chapeaute ainsi le Centre pour (ou plutôt contre) l’addiction à l’internet et à la technologie. Sur son site (www.virtual- addiction.com), il assimile Facebook au narcissisme et propose un traitement de choc en trois étapes. Et il sait de quoi il parle : “Dr Dave” est également spécialiste de l’addiction sexuelle… Mais avant d’en arriver là, ne suffirait- il pas de se dire que les personnes qui nous entourent “physiquement” seront toujours plus importantes que nos proches virtuels ? Sinon, il serait peut-être temps de changer d’entourage. Pour de vrai !

décembre 7, 2010

Les plus belles rencontre sportives de cette année

Filed under: blogs — marcos @ 4:35
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Fan de sport ? Découvrez ci-dessous la liste des plus belles rencontre de cette fin d’année 2010. On y retrouve bien sur les derniers matchs de la ligue des champions de football, des matchs qui ont eu lieux dans le cadre de la ligue 1, les tournois de tennis (ATP, BNP Master, Roland Garros,…), la coupe du monde de football, la serie A, l’Europa League, la Coupe de France de football, le premier league de foot en Angleterre,…

juillet 5, 2010

you-s.fr, le web jeune

Filed under: blogs — marcos @ 4:43
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Lancé seulement depuis janvier dernier, You’s est un tout jeune site… jeune. Vous aurez compris le jeu de mots. Imaginé par Maxime Rozencwajg, 20 ans tout juste, il propose des articles et surtout beaucoup d’interviews, mais aussi de plus en plus d’événements qui visent tous à prouver qu’il ne faut pas mésestimer les post-teenagers : ils ne manquent certainement pas de centres d’intérêt.

Au départ, Maxime avait choisi d’étudier le cinéma et l’audiovisuel à la fac, à Paris, à Censier. Mais bon, en fait, ce n’était pas trop sa tasse de thé. Le cursus était long, et il avait envie de faire des choses concrètes tout de suite, de travailler sur des projets qui l’intéressaient vraiment, de rencontrer des gens différents, de mener des équipes, et puis aussi, pourquoi pas d’écrire, parce qu’en fait, c’est surtout ça qui lui plaisait. Restait à savoir que faire de tout ça, sans formation spécifique, sans financement et avec en prime, forcément au vu de son âge, pas beaucoup d’encouragements (si ce n’est de ses parents qui, coup de chance, l’ont toujours soutenu dans ses projets). De quoi le motiver plus que le freiner, vu que pour lui, définitivement, la valeur n’attend pas le nombre des années. « On dit souvent que la jeunesse ne s’intéresse pas à grand-chose ou alors juste au “binge drinking” et à ce genre de trucs… J’avais bien envie de revaloriser son image ! » Vient alors l’idée du site, un webzine qui recenserait les projets et réalisations d’artistes jeunes (« Mais bon, ça peut aller parfois jusqu’à l’âge canonique de 35 ans, voire plus si les créateurs sont passionnés ! ») Aidé de son amie Oriane, il passe une annonce, recrute cinq acolytes de 19 à 22 ans ultra-motivés, même s’ils savent que pour le moment, il n’est pas question d’être rémunérés. La petite rédaction est formée et l’aventure peut démarrer.

Pas simple cependant d’attirer des créateurs quand on a juste un embryon de site à faire valoir. Ca commence donc par des chroniques de disques, d’événements, et puis petit à petit, les journalistes en herbe commencent leurs carrières d’intervieweurs. Musique, mode, graphisme, photo, théâtre, et même cinéma, même si « là, ce sont les plus durs à convaincre. » A ce jour, You’s est ainsi parti à la rencontre d’une centaine d’artistes. Certains sont déjà bien installés, comme les Naive New Beaters, DatA ou SO ME qui vient de réaliser le dernier clip de MGMT ; d’autres sont vraiment le fruit d’un beau travail de défricheurs, notamment en mode où la sélection est des plus pointue et intéressante. Mais qu’il s’agisse de figures émergentes ou d’autres bénéficiant maintenant d’une bonne petite notoriété, le principe est le même : celui de la découverte. Celle d’un travail ou celle d’un autre aspect d’une personnalité. « Par exemple, les Shades étaient souvent présentés juste comme l’une des groupes de la vague “baby rockers”. Nous avons voulu voir au-delà de ça. » Et c’est à force d’aller dans ce sens que la communauté se soude et s’agrandit, avec. 1 300 fans sur Facebook, « des jeunes de partout et de tous les styles qui ont envie de s’ouvrir à plein de choses », mais aussi les artistes eux-mêmes, qui, au fur et à mesure, « deviennent des amis ».

Ceux-là acceptent de venir jouer gracieusement dans les soirées organisées ou co-organisées par le webzine (la prochaine, neuvième événement recensé, et justement nommé « We are the future », se tiendra à Paris chez Moune le 30 juin, en partenariat avec le collectif Class 84), ou d’y proposer des happenings, comme de la customisation de chaussures avec la marque The Cassette. Mais les projets ne s’arrêtent pas là, et il semblerait que certains clubs prestigieux et autres concept-stores ou médias de la capitale soient d’ores et déjà sur le coup. A venir même peut-être bientôt,une version papier du site, qui s’appellerait “Les Carnets de You’s”, mais pas avant d’avoir trouvé quelque investisseur. Parce que le chemin est long, mais tout de même déjà pas mal tracé. Rappelons que You’s est tout jeune. Six mois à peine, mais c’est un beau bébé.

mars 28, 2010

Une catastrophe sur les médias sociaux, ça se prépare

Filed under: blogs — marcos @ 8:45
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La catastrophe sur les médias sociaux, c’est une culture. Ca se prépare soigneusement. Annonceurs inquiets de ce qui est tombé sur le pauvre Nestlé depuis deux semaines sur Youtube et Facebook, rassurez-vous. Des catastrophes comme cela, cela se prépare soigneusement. Les annonceurs devraient plutôt s’étonner qu’il n’y en ait pas davantage. En fait, ces catastrophes sont couvées en leur sein par des sociétés qui cultivent l’art du non dialogue, à l’interne et à l’externe.
En avril 2008, la responsable des médias sociaux de Nestlé dans le monde était invitée à une table ronde d’ad tech San Francisco. Au jeu des questions réponses, elle a joué en fond de cours. Interrogée sur la façon dont Nestlé pourrait ouvrir le dialogue sur son comportement en Afrique, elle a botté en touche : « Vous êtes Française, ces questions concernent l’Europe ». Son voisin, social media manager chez Dell, a, lui, saisi la balle au bond : « C’est précisément pour répondre à ces questions que mon poste de blogger en chef a été créé. »
En deux ans, Nestlé a soigneusement continué à cultiver l’art du non dialogue. Attaqué par Greenpeace, cela donne donc, en cascade et en vrac: une page facebook curieusement dédiée à la marque Nestlé, et pas à ses produits. Le retrait demandé du film de Greenpeace et un dialogue surréaliste avec les consommateurs sur la question. A la conférence de M2C, un cadre de Nestlé, présent dans le public, a reconnu toutes ces erreurs. C’est un bon début. Pour préparer la suite.

On ne peut être 2.0 que pour le meilleur (garder des clients fidèles ou toucher un nouveau public) et pas pour le pire ( entendre les critiques de ces mêmes consommateurs). Avec les nouveaux outils du web, on doit accepter que la communication fonctionne désormais à deux sens : marque-consommateur / consommateur-marque.
En ouvrant une page sur facebook, Nestlé aurait dû le savoir. Pourquoi dès lors ne pas avoir profité des réactions négatives pour entrer en discussion au lieu de censurer toutes les remarques arborant le logo « Killer » ? Pourquoi ne pas avoir immédiatement créé un autre logo « PalmFree » ? Pourquoi ne pas avoir posté des images, vidéos prouvant que le groupe se soucie de la déforestation ? Cela aurait immédiatement généré un mouvement positif qui aurait pu permettre au groupe de se démarquer de ses concurrents (pour autant que ce dernier ait une vraie politique de plantation de ces arbres). Qui va désormais perdre du temps à lire la charte très corporate sur le site du groupe ?
Si Nestlé avait réagit de manière 2.0, la blogosphère aurait déjà oublié la vidéo de Greenpeace au profit d’un autre buzz. Désormais, ce sujet est un cas d’école que l’on présente dans toutes les conférences. Force est de constater, que ce groupe n’a aucune politique de communication 2.0, sinon il n’aurait jamais ouvert de page facebook au nom du groupe. Lui qui n’a jamais communiqué ATL ou BTL au nom de ce dernier.
Pourquoi après avoir connu avec le lait en poudre une grave crise d’image tomber dans le même travers avec l’huile de palme ? Pourquoi n’apprend-on jamais de ses erreurs ?

mars 22, 2010

Les bloggeurs et la pub, une sacrée blague

Filed under: blogs — marcos @ 9:33
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La publicité, les entreprises, les marques sont désormais installées et bien présentes sur le web. Elles s’appuient sur des stratégies et des techniques innovantes rendues possible par la nature même de ce média particulier qu’est Internet. Il a fallu quelques temps avant que cette sphère marchande ultra active trouve ses repères sur la toile et vienne aujourd’hui occuper les pages de notre navigateur. Les marques petit à petit se mettent à occuper l’espace internet et à se servir au mieux de ce média pour communiquer. Beaucoup de sites web ont des espaces publicitaires à disposition des annonceurs, mêmes les plus souterrains et parfois illégaux. C’est un média neuf sur lequel pleins de modèles publicitaires sont inventés et testés: search, affiliation, comparateurs, réseaux sociaux….l’utilisation de bloggeurs par les marques n’est qu’une tentative de plus pour communiquer sur internet et c’est clairement pas la plus heureuse.

Ce phénomène devient aujourd’hui une mode, une sphère dans laquelle les bloggeurs se prélassent et parfois s’égarent. Le blog est à la base un journal de bord personnel dans lequel l’internaute partage sa vision, ses découvertes et pourquoi pas ses passions. Il rassemble (ou pas) un lectorat autour de lui et met en place une relation particulière avec ce dernier. Cette relation est aujourd’hui parfois biaisée puisque sur certains blogs apparaissent de la publicité en filigrane par le biais de billets sponsorisés dans lequel le bloggeur fait la promotion d’un produit ou d’une opération marchande. Le pire est quand il ne fait que copier/coller le texte que lui a filé l’annonceur (le proxénète) pour un produit de merde tout cela amené lourdement et maladroitement par notre bloggeur (la fille des rues) qui nous tartine une page entière de chiasse pour en fait placer six lignes qui lui vaudra ses échantillons gratos ou ses bons d’achats.

C’est le principe de l’homme sandwich 2.0 et bien heureusement je ne suis le fidèle d’aucun blog puisque je serais vraiment déçu si le mec que je lis se met à essayer de me vendre sa camelote alors que je suis là pour entretenir une relation sincère et respectueuse avec lui. C’est la même chose que rendre visite à un ami, et qu’au milieu de la conversation… « Tu veux boire quelque chose ? J’ai une nouvelle boisson à te faire goûter, c’est génial, c’est un mélange original de jus de kiwis et de citron, tu m’en diras des nouvelles. Tiens je te donne un flyer sur lequel tu trouveras tous les points de ventes ainsi qu’une réduction de 5% sur chaque bouteille achetées…pas belle l’amitié… ?? D’ailleurs j’ai aussi des tee shirt et des stylos à gagner, blablabla….. ». Voilà à quoi on en est réduit.

Une bonne partie de la blogosphère est aujourd’hui gangrénée par cet épiphénomène qui touche surtout les filles et les homosexuels qui se ruent sur les opé marketing comme les clodos au resto du cœur. Prenons l’exemple de Ben&Jerry’s qui distribuait des glaces gratos mardi dernier en plein Paris dans une soirée « privée » pour leur 20 ans. Une bonne partie de la blogosphère était sur le pied de guerre pour avoir une glace et surtout pour être au premier rang de cette opération née sur le net ! Croyez moi cette dernière a été reprise sur les blogs qui se sont empressés d’en parler. Mission accomplie pour Ben&Jerry’s qui a servi une sorte de soupe populaire contemporaine aux bloggeurs ; en attendant un retour sur investissement. C’est précisément là où se joue la distinction entre un bloggeur et un espace publicitaire potentiel, mouvant et intelligent.

J’ai quand même l’impression que certaines personnes qui font de la pub sur leur blog n’ont sincèrement pas l’impression d’être des hommes sandwich parce que consommer et parler de marque fait partie de leur loisir, de leur passe tps. Cela peut être une manière de tromper la dépression et en quelque sorte ils sont sincères dans leur démarche. Malgré tout le but de certains bloggeurs, aussi, est de devenir Hype et Vip, ce sont des motivations assumées et sincères notamment dans ce blog The Stage Door. Particularité notable c’est le renversement du concept et de la baseline opéré il y a quelques jours. C’est à la base l’histoire d’une provinciale qui monte à la capitale et qui veut devenir hype par le biais du blogging, mais qui n’y arrive pas… dernier recours, l’auto dérision avec le concept de blog “cheap” du genre “je suis une parvenue mais je l’assume”. C’est une des incarnations d’une obsession présente dans ce milieu assez particulier. Cela peut être un bon reportage pour Confessions Intimes.

En conclusion les marques font croire au bloggeurs (comme on peut faire avec les mecs de la Nouvelle Star) qu’ils sont importants en les invitant à des opérations marketing privées et les bloggeurs font croire à leurs lecteurs (comme ceux qui assistent aux émissions de la Nouvelle Star) qu’ils sont important en narrant la soirée de l’opération ou en distribuant des invitations… C’est de la magie.

Enfin un petit message à tous les bloggeurs qui font de la pub « Vous n’existez pas »

septembre 30, 2009

Pourquoi je blogue ?

Filed under: blogs — marcos @ 9:58
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C’est une drôle de question mais c’est vrai que l’on se pose rarement la question du but réel du blog. Pour ma part, je découvre chaque jour des informations intéressantes sur la toile que je préfère partager sur mes blogs plutôt que dans les réseaux sociaux. Je trouve les blogs plus personnels, je choisis ce que j’y affiche contrairement aux Facebook, Twitter et autres…

Par exemple sur le blog de fille je partage des nouveautés musicales, sur le blog geek des astuces pour réussir sur le web et sur le site des vins et fromages, des astuces pour bien manger, bref tout ce que j’aime. Mais blogger demande du temps et j’en manque cruellement!

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